Hier soir, le dernier conseil municipal de la mandature à Baden aurait dû être un moment de clarification politique.
Après les ajustements budgétaires, le maire a salué sa majorité sortante, évoquant une mandature sereine et un travail accompli, plein de fierté !
Aucun de ses membres ne se représente. Un cycle s’achève.
Toutefois, lorsqu’on aspire à conduire la prochaine équipe municipale, ce moment ne peut pas être neutre.
Une ambiguïté qui interroge
Si, du côté de la majorité municipale, comme un seul homme, on a fermé les bans, on s’attendait, côté opposition, qu’il se passe quelque chose !
Or, lors de son intervention, Patrick Piquet présent au dit conseil municipal, mais également membre dans l’opposition et aujourd’hui candidat à la mairie, n’a exprimé que peu de réserve sur les choix effectués ces six dernières années.
Aucune distance, critique. Aucune clarification sur le projet structurant du pôle sportif estimé entre 8 et 10 millions d’euros.
Une candidature impose une ligne claire : assume-t-on pleinement le bilan ? Souhaite-t-on en corriger les orientations ? Propose-t-on une rupture ?
Le silence ne répond à aucune de ces questions.
Les trois questions que le Badenois se doit de se poser :
1- Peut-on incarner le renouveau sans jamais prendre ses distances avec le passé ?
2- Peut-on défendre hier un projet structurant et aujourd’hui se présenter comme une alternative crédible ?
3- Peut-on demander la confiance sans avoir clarifié sa position sur les décisions majeures qui engagent durablement nos finances ?
Ces interrogations ne sont pas polémiques. Elles sont essentielles.
La crédibilité se mérite
En politique municipale, la confiance ne repose ni sur l’émotion ni sur les hommages de fin de mandat.
Elle repose sur :
- la cohérence des votes,
- la constance des positions,
- la capacité à dire clairement ce que l’on veut poursuivre… ou changer.
À Baden, l’ambiguïté ne protège pas.
Elle fragilise.
Une conclusion nette
On peut choisir d’assumer un bilan.
On peut choisir de le contester.
Mais on ne peut pas saluer un héritage, en revendiquer les décisions, et prétendre incarner l’alternative.
En politique, l’indécision n’est pas une stratégie. C’est une faiblesse.
Et lorsqu’on veut diriger une commune, la faiblesse devient une disqualification.
Les Badennois méritent mieux qu’un flou. Ils méritent une ligne claire.
À Baden, on ne dirige pas une commune avec des ambiguïtés. On la dirige avec des convictions.
Michel Adélaïde
Citoyen engagé

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